Ghana ! Rêver l'indépendance 1957 – 1976

Après plus d’un siècle passé sous domination britannique, le Ghana, ancienne Côte-de-l’Or, célèbre son indépendance le 6 mars 1957, porté par la détermination des groupes politiques ghanéens, et notamment de Kwame Nkrumah, qui deviendra le premier président en 1960. Artisan du projet panafricaniste, le pays ouvre ainsi au reste de l’Afrique subsaharienne la voie vers l’émancipation politique. À l’aube d’une liberté nouvelle s’annoncent des temps complexes, où le Ghana doit à la fois construire les structures de son État, renforcer son autorité politique dans le contexte de la guerre froide et se forger une identité nationale.

Parmi les multiples défis d’ordres économique, social et politique, la refonte d’une identité propre tant culturelle qu’intellectuelle est au cœur du projet d’émancipation du Ghana. Musique, théâtre, danse, littérature et arts visuels participent de cet élan en prolongeant de manière sensible cette récente expérience de liberté.

La photographie occupe alors une place cruciale dans l’élaboration de l’image de la jeune nation, au sein de son territoire comme à l’étranger. Billets de banque, brochures, magazines illustrés, cartes postales, timbres et même textiles sont les supports de cette nouvelle image nationale. Fier de ses premiers accomplissements et objet d’admiration hors de ses frontières, le Ghana suscite une effervescence éditoriale, au seuil de son indépendance dans les années 1960-1970. Le pays voit ainsi son image analysée, documentée et célébrée sous de multiples facettes dans de nombreux livres de photographies. À l’instar des désormais emblématiques Ghana : An African Portrait (1976) de Paul Strand ou encore The Roadmakers (1961) du photographe américain Willis E. Bell et de la dramaturge ghanéenne Efua Sutherland, ces ouvrages offrent de nouveaux espaces de représentation du pays et de son peuple, aux antipodes de l’iconographie coloniale.

Ghana ! Rêver l’indépendance explore cet imaginaire visuel qui s’épanouit en particulier dans l'édition, et l’imprimé en général, durant les premières décennies de l’indépendance. En dialogue avec ces représentations historiques, les artistes contemporains Rita Mawuena Benissan et Carlos Idun-Tawiah interrogent et éclairent cet héritage visuel qui se vit – entre doutes, espoir et nostalgie – plus que jamais au présent.

Ghana ! Rêver l'indépendance 1957 – 1976
Ghana ! Rêver l'indépendance 1957 – 1976
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Ghana ! Rêver l'indépendance 1957 – 1976

Ghana ! Rêver l'indépendance 1957 – 1976

49,00 €

Après plus d’un siècle passé sous domination britannique, le Ghana, ancienne Côte-de-l’Or, célèbre son indépendance le 6 mars 1957, porté par la détermination des groupes politiques ghanéens, et notamment de Kwame Nkrumah, qui deviendra le premier président en 1960. Artisan du projet panafricaniste, le pays ouvre ainsi au reste de l’Afrique subsaharienne la voie vers l’émancipation politique. À l’aube d’une liberté nouvelle s’annoncent des temps complexes, où le Ghana doit à la fois construire les structures de son État, renforcer son autorité politique dans le contexte de la guerre froide et se forger une identité nationale.

Parmi les multiples défis d’ordres économique, social et politique, la refonte d’une identité propre tant culturelle qu’intellectuelle est au cœur du projet d’émancipation du Ghana. Musique, théâtre, danse, littérature et arts visuels participent de cet élan en prolongeant de manière sensible cette récente expérience de liberté.

La photographie occupe alors une place cruciale dans l’élaboration de l’image de la jeune nation, au sein de son territoire comme à l’étranger. Billets de banque, brochures, magazines illustrés, cartes postales, timbres et même textiles sont les supports de cette nouvelle image nationale. Fier de ses premiers accomplissements et objet d’admiration hors de ses frontières, le Ghana suscite une effervescence éditoriale, au seuil de son indépendance dans les années 1960-1970. Le pays voit ainsi son image analysée, documentée et célébrée sous de multiples facettes dans de nombreux livres de photographies. À l’instar des désormais emblématiques Ghana : An African Portrait (1976) de Paul Strand ou encore The Roadmakers (1961) du photographe américain Willis E. Bell et de la dramaturge ghanéenne Efua Sutherland, ces ouvrages offrent de nouveaux espaces de représentation du pays et de son peuple, aux antipodes de l’iconographie coloniale.

Ghana ! Rêver l’indépendance explore cet imaginaire visuel qui s’épanouit en particulier dans l'édition, et l’imprimé en général, durant les premières décennies de l’indépendance. En dialogue avec ces représentations historiques, les artistes contemporains Rita Mawuena Benissan et Carlos Idun-Tawiah interrogent et éclairent cet héritage visuel qui se vit – entre doutes, espoir et nostalgie – plus que jamais au présent.

Relié, 19,5 x 27 cm

160 pages

Environ 150 images couleur et N&B

Sous la direction de

Damarice Amao


Photographies

James Barnor

Rita Mawuena Benissan

Carlos Idun-Tawiah

Paul Strand


Textes

Damarice Amao

Ben Krewinkel

Margaux Lavernhe

Manuela Nebuloni (Postbox Ghana)


Exposition

Ghana ! Rêver l'indépendance

1957-1976

Les Rencontres d'Arles

6 juillet - 4 octobre 2026

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