La photographe Jo Ractliffe s’intéresse aux paysages d’« après-conflit », particulièrement en Afrique australe, comme autant de lieux de mémoires marqués jusque dans leurs sols et leurs ruines par la violence de la guerre. Ses photographies, majoritairement en noir et blanc, révèlent les traces et absences laissées par l’apartheid, les conflits régionaux et les déplacements de population. L’oeuvre de Ractliffe se déploie dans cette tension entre visibilité et invisibilité, entre mémoire intime et récit collectif portés par les paysages qui se font espaces domestiques et territoires géopolitiques. Ses photographies – routes, terrains vagues, périphéries urbaines – font émerger autant de lieux où l’histoire affleure sans jamais se livrer complètement. À travers des images sobres et poétiques, l’artiste capture les effets persistants de la violence et des traumatismes historiques : en considérant les silences comme témoins de la violence, elle s’éloigne du documentaire social, et s’intéresse moins à l’événement qu’à son « après-coup », en interrogeant la manière dont les paysages se font archives. Ses projets récents, dont sa dernière série The Garden qui sera montrée pour la première fois au Jeu de Paume, prolongent cette réflexion en abordant les formes de dépossession et de résistance inscrites dans le paysage.
Trois essais écrits par Pia Viewing, commissaire de l’exposition, Rory Bester, historien de l’art sud-africain et Oluremi Onabanjo, conservatrice au MoMA de New York, sont complétés par des courts textes écrits par l’artiste, qui offrent une voix intime sur chacun de ses ensembles photographiques.
La photographe Jo Ractliffe s’intéresse aux paysages d’« après-conflit », particulièrement en Afrique australe, comme autant de lieux de mémoires marqués jusque dans leurs sols et leurs ruines par la violence de la guerre. Ses photographies, majoritairement en noir et blanc, révèlent les traces et absences laissées par l’apartheid, les conflits régionaux et les déplacements de population. L’oeuvre de Ractliffe se déploie dans cette tension entre visibilité et invisibilité, entre mémoire intime et récit collectif portés par les paysages qui se font espaces domestiques et territoires géopolitiques. Ses photographies – routes, terrains vagues, périphéries urbaines – font émerger autant de lieux où l’histoire affleure sans jamais se livrer complètement. À travers des images sobres et poétiques, l’artiste capture les effets persistants de la violence et des traumatismes historiques : en considérant les silences comme témoins de la violence, elle s’éloigne du documentaire social, et s’intéresse moins à l’événement qu’à son « après-coup », en interrogeant la manière dont les paysages se font archives. Ses projets récents, dont sa dernière série The Garden qui sera montrée pour la première fois au Jeu de Paume, prolongent cette réflexion en abordant les formes de dépossession et de résistance inscrites dans le paysage.
Trois essais écrits par Pia Viewing, commissaire de l’exposition, Rory Bester, historien de l’art sud-africain et Oluremi Onabanjo, conservatrice au MoMA de New York, sont complétés par des courts textes écrits par l’artiste, qui offrent une voix intime sur chacun de ses ensembles photographiques.
Les livres signés seront envoyés à partir du 28 janvier
Deux versions : française et anglaise
Relié, 22 x 26,5 cm
336 pages
Environ 250 photographies couleur et N&B
Photographies
Jo Ractliffe
Textes
- Pia Viewing, commissaire de l’exposition
- Rory Bester, historien de l’art
- Oluremi Onabanjo, conservatrice de la photographie au MoMA
ISBN FR : 978-2-36511-465-3
ISBN ENG : 978-2-36511-466-0
En coédition avec le Jeu de Paume
Exposition
En ces lieux
Jeu de Paume, Paris
30 janvier - 24 mai 2026
Lien vers le feuilletage du livre