Alain Willaume

Nul soleil. Mais le feu

Alain Willaume a passé les cinq premiers mois de 2024 en résidence à Kyoto. Il effectue plusieurs voyages exploratoires dans les régions de Kyushu, de Noto, du Kansai et de Chugoku. La découverte d’un boro d’enfant – petite veste rapiécée par les mères d’une génération à l’autre – sur un marché aux puces renforce encore ses interrogations et sa fascination pour ce pays où la beauté de l’usure d'un vêtement peut témoigner à la fois de l’affection maternelle et de l’esthétique japonaise du wabi sabi. 

Photographe errant, il saisit des paysages énigmatiques peuplés au fil des pages d’apparitions fantomatiques. La puissance trouble et l’extrême fragilité suscitées par sa rencontre avec le boro transparaissent. La matière du noir et blanc des images, ponctuée de rares images aux couleurs sourdes, immerge le lecteur dans les faibles lumières de l’hiver japonais. Le sensible se fait texture : atmosphères humides, rivages et rues qui semblent battues par un vent invisible, vestiges de maisons ravagées par un tremblement de terre, dunes où de fragiles silhouettes humaines se détachent parfois. Alain Willaume tisse un univers où l’incertitude prédomine. La nature est soumise à des forces souterraines, tout semble vaciller sous nos yeux.

Dans cet album relié à la suisse – pour une ouverture optimale –, la plupart des photographies sont reproduites en double page, offrant une déambulation filmique au lecteur. Alain Willaume y montre l’état éphémère des choses, mais aussi leur puissance d’émerveillement. Ses images se déploient tel un récit imaginaire scandé de secousses et de failles, elles révèlent un Japon crépusculaire, mais d’une profonde poésie. Un Japon sans soleil où les contours du réel s’estompent. 

Pour accompagner ce parcours fiévreux, l’écrivaine Ryoko Sekiguchi pose son propre regard sur « la liquéfaction des images »  avec un texte inédit abordant les thèmes qui lui sont chers, à savoir l’impermanence des choses et les présences fantomatiques.

Nul soleil. Mais le feu
Nul soleil. Mais le feu
Nul soleil. Mais le feu
Nul soleil. Mais le feu
Nul soleil. Mais le feu
Nul soleil. Mais le feu
Nul soleil. Mais le feu
Nul soleil. Mais le feu
Nul soleil. Mais le feu
Nul soleil. Mais le feu
Nul soleil. Mais le feu
Nul soleil. Mais le feu
Nul soleil. Mais le feu

Alain Willaume

Nul soleil. Mais le feu

45,00 €

Alain Willaume a passé les cinq premiers mois de 2024 en résidence à Kyoto. Il effectue plusieurs voyages exploratoires dans les régions de Kyushu, de Noto, du Kansai et de Chugoku. La découverte d’un boro d’enfant – petite veste rapiécée par les mères d’une génération à l’autre – sur un marché aux puces renforce encore ses interrogations et sa fascination pour ce pays où la beauté de l’usure d'un vêtement peut témoigner à la fois de l’affection maternelle et de l’esthétique japonaise du wabi sabi. 

Photographe errant, il saisit des paysages énigmatiques peuplés au fil des pages d’apparitions fantomatiques. La puissance trouble et l’extrême fragilité suscitées par sa rencontre avec le boro transparaissent. La matière du noir et blanc des images, ponctuée de rares images aux couleurs sourdes, immerge le lecteur dans les faibles lumières de l’hiver japonais. Le sensible se fait texture : atmosphères humides, rivages et rues qui semblent battues par un vent invisible, vestiges de maisons ravagées par un tremblement de terre, dunes où de fragiles silhouettes humaines se détachent parfois. Alain Willaume tisse un univers où l’incertitude prédomine. La nature est soumise à des forces souterraines, tout semble vaciller sous nos yeux.

Dans cet album relié à la suisse – pour une ouverture optimale –, la plupart des photographies sont reproduites en double page, offrant une déambulation filmique au lecteur. Alain Willaume y montre l’état éphémère des choses, mais aussi leur puissance d’émerveillement. Ses images se déploient tel un récit imaginaire scandé de secousses et de failles, elles révèlent un Japon crépusculaire, mais d’une profonde poésie. Un Japon sans soleil où les contours du réel s’estompent. 

Pour accompagner ce parcours fiévreux, l’écrivaine Ryoko Sekiguchi pose son propre regard sur « la liquéfaction des images »  avec un texte inédit abordant les thèmes qui lui sont chers, à savoir l’impermanence des choses et les présences fantomatiques.

Photographies

Alain Willaume


Textes

Ryoko Sekiguchi

Véronique Brindeau


Descriptif

Relié à la suisse, 19 x 25,3 cm

176 pages

88 photographies couleurs et N&B

Avec le soutien de

la Fondation franco-japonaise Sasakawa
et Nippon Express France

Exposition

22 mai – 25 septembre 2026 :

Stimultania, Strasbourg

Printemps 2027 :

Lumière d’Encre, Céret

Automne 2027 :

Hôtel Fontfreyde, Clermont-Ferrand

Printemps 2028 :

Carré d’Art, Chartres de Bretagne

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