En 2023, l’artiste Laure Winants se rend au Svalbard dans le cadre d’une mission de l’Institut polaire. Elle accompagne une équipe de chercheurs pluridisciplinaires qui travaillent sur l’évolution des temps géologiques, depuis des millénaires, au sein de ce vaste territoire où l’homme n’est qu’une infime partie du vivant. Durant cinq mois, elle installe son studio sur la banquise arctique. Immergée dans ce désert blanc, la photographe utilise des techniques développées spécifiquement par elle pour capturer les phénomènes optiques et lumineux propres à cette région et ainsi raconter une histoire du temps géologique. Winants mène des expérimentations à partir de prélèvements de carottes glaciaires, de glace de mer et de pergélisol, qu’elle place sur des papiers photosensibles. La lumière qui les traverse y dévoile les couleurs du temps. La démarche de Winants s’inscrit dans le sillon des pionniers de la photographie qui, dès les débuts du médium – notamment Hippolyte Bayard ou Nicéphore Nièpce au milieu du XIXe siècle –, multiplient les expérimentations sur des surfaces photosensibles. Winants prolonge leurs explorations des possibles de la lumière et de ce qu’elle permet de saisir du réel. Les images qu’elle produit – spectrogrammes, cristallographies et polarisations – nous relatent une histoire qui remonte à plusieurs millions d’années.
Time Capsule propose un voyage temporel, car chez Winants, le temps fait lumière : capturée sur la surface photosensible, celle-ci révèle des récits invisibles. Les couleurs qui apparaissent (bleu, rose, vert, jaune…) résultent de la composition chimique des bulles d’air encapsulées dans la glace (gaz divers datant de milliers d’années). La photographie donne ainsi à voir les archives du vivant. La démarche exploratoire de Laure Winants questionne les potentialités de l’image et ce qu’elle « encapsule », à savoir les informations du réel qu’elle contient et qu’il nous est impossible de voir ni de comprendre à l’oeil nu.
En 2023, l’artiste Laure Winants se rend au Svalbard dans le cadre d’une mission de l’Institut polaire. Elle accompagne une équipe de chercheurs pluridisciplinaires qui travaillent sur l’évolution des temps géologiques, depuis des millénaires, au sein de ce vaste territoire où l’homme n’est qu’une infime partie du vivant. Durant cinq mois, elle installe son studio sur la banquise arctique. Immergée dans ce désert blanc, la photographe utilise des techniques développées spécifiquement par elle pour capturer les phénomènes optiques et lumineux propres à cette région et ainsi raconter une histoire du temps géologique. Winants mène des expérimentations à partir de prélèvements de carottes glaciaires, de glace de mer et de pergélisol, qu’elle place sur des papiers photosensibles. La lumière qui les traverse y dévoile les couleurs du temps. La démarche de Winants s’inscrit dans le sillon des pionniers de la photographie qui, dès les débuts du médium – notamment Hippolyte Bayard ou Nicéphore Nièpce au milieu du XIXe siècle –, multiplient les expérimentations sur des surfaces photosensibles. Winants prolonge leurs explorations des possibles de la lumière et de ce qu’elle permet de saisir du réel. Les images qu’elle produit – spectrogrammes, cristallographies et polarisations – nous relatent une histoire qui remonte à plusieurs millions d’années.
Time Capsule propose un voyage temporel, car chez Winants, le temps fait lumière : capturée sur la surface photosensible, celle-ci révèle des récits invisibles. Les couleurs qui apparaissent (bleu, rose, vert, jaune…) résultent de la composition chimique des bulles d’air encapsulées dans la glace (gaz divers datant de milliers d’années). La photographie donne ainsi à voir les archives du vivant. La démarche exploratoire de Laure Winants questionne les potentialités de l’image et ce qu’elle « encapsule », à savoir les informations du réel qu’elle contient et qu’il nous est impossible de voir ni de comprendre à l’oeil nu.
Broché
24 x 32,7 cm
144 pages
Environ 100 photographies couleurs
Photographies
Laure Winants
Textes
Matthias Pfaller, attaché de conservation au département Photographie, Centre Georges Pompidou
Michel Poivert, historien de la photographie, professeur à Paris I-Sorbonne
Entretien avec Marcel Babin, océanographe et spécialiste de l’optique marine
Avec le soutien
du Fonds de Dotation agnès b.
du Fonds de Dotation Art-Collector,
et de son co-fondateur Jacques Deret
et de la Fondation François Schneider