Figure majeure de la photographie japonaise contemporaine, Ishiuchi Miyako capture, depuis cinq décennies, « le temps, les ambiances, les sons, les odeurs et les souvenirs – toutes ces choses invisibles à nos yeux », selon ses propres mots. Les façades délabrées des immeubles de Yokosuka, la ville où elle a grandi, les cicatrices sur les peaux meurtries, les effets personnels de sa mère ou les vêtements iradiés d’Hiroshima sont autant de surfaces sur lesquelles le temps a laissé des marques et que Miyako fait apparaître grâce au grain, à la texture et aux jeux de lumière. D’une série à l’autre, elle revient aux mêmes obsessions : la trace, l’absence, ce qui reste quand les personnes ont disparu.
Autodidacte, elle s’est formée dans sa chambre noire, et son approche, qui ne se réclame pas du documentaire, est ouvertement subjective, donnant à voir la beauté singulière du caractère matériel et éphémère des choses et de l’existence. Son travail s’inscrit dans une histoire collective du Japon d’après-guerre, avec ses blessures et ses silences. La série « ひろしま/ hiroshima », dans laquelle Ishiuchi photographie les vêtements et objets personnels des victimes de la bombe atomique conservés au Musée pour la paix d’Hiroshima, en est l’exemple le plus direct – mais cette dimension traverse l’ensemble de l’œuvre, y compris les séries les plus intimes comme « Mother’s » ou « Scars », avec laquelle les cicatrices deviennent paysages et la peau une surface poreuse où le temps s’accumule.
À l’occasion de l’exposition présentée à la Maison européenne de la photographie du 3 février au 25 avril 2026, cet ouvrage donne à voir la trajectoire de la photographe dans sa totalité, articulée en trois chapitres – « Ville », « Peau & Cicatrices », « Ces choses qu’on laisse derrière soi » – qui suivent à la fois la chronologie de l’œuvre et la logique des obsessions qui la traversent. Sous la direction de Lena Fritsch et Yasufumi Nakamori, avec un essai de Yuri Mitsuda et un entretien inédit avec l’artiste, il aborde aussi bien la dimension formelle que les questions que l’œuvre pose sur la mémoire, le deuil, la féminité et l’histoire du Japon, restituant la place singulière qu’occupe Ishiuchi Miyako dans l’histoire du médium.
Figure majeure de la photographie japonaise contemporaine, Ishiuchi Miyako capture, depuis cinq décennies, « le temps, les ambiances, les sons, les odeurs et les souvenirs – toutes ces choses invisibles à nos yeux », selon ses propres mots. Les façades délabrées des immeubles de Yokosuka, la ville où elle a grandi, les cicatrices sur les peaux meurtries, les effets personnels de sa mère ou les vêtements iradiés d’Hiroshima sont autant de surfaces sur lesquelles le temps a laissé des marques et que Miyako fait apparaître grâce au grain, à la texture et aux jeux de lumière. D’une série à l’autre, elle revient aux mêmes obsessions : la trace, l’absence, ce qui reste quand les personnes ont disparu.
Autodidacte, elle s’est formée dans sa chambre noire, et son approche, qui ne se réclame pas du documentaire, est ouvertement subjective, donnant à voir la beauté singulière du caractère matériel et éphémère des choses et de l’existence. Son travail s’inscrit dans une histoire collective du Japon d’après-guerre, avec ses blessures et ses silences. La série « ひろしま/ hiroshima », dans laquelle Ishiuchi photographie les vêtements et objets personnels des victimes de la bombe atomique conservés au Musée pour la paix d’Hiroshima, en est l’exemple le plus direct – mais cette dimension traverse l’ensemble de l’œuvre, y compris les séries les plus intimes comme « Mother’s » ou « Scars », avec laquelle les cicatrices deviennent paysages et la peau une surface poreuse où le temps s’accumule.
À l’occasion de l’exposition présentée à la Maison européenne de la photographie du 3 février au 25 avril 2026, cet ouvrage donne à voir la trajectoire de la photographe dans sa totalité, articulée en trois chapitres – « Ville », « Peau & Cicatrices », « Ces choses qu’on laisse derrière soi » – qui suivent à la fois la chronologie de l’œuvre et la logique des obsessions qui la traversent. Sous la direction de Lena Fritsch et Yasufumi Nakamori, avec un essai de Yuri Mitsuda et un entretien inédit avec l’artiste, il aborde aussi bien la dimension formelle que les questions que l’œuvre pose sur la mémoire, le deuil, la féminité et l’histoire du Japon, restituant la place singulière qu’occupe Ishiuchi Miyako dans l’histoire du médium.
Broché sous jaquette,
21,5 x 27,5 cm
260 pages
160 photographies couleur et N&B
Photographies
Ishiuchi Miyako
Textes
Lena Fritsch, conservatrice au Ashmolean Museum, à Oxford
Yuri Mitsuda, critique d’art et directrice de la Tama Art University Art Archives Center
Ishiuchi Miyako
Yasufumi Nakamori, conservateur
Exposition
Ishiuchi Miyako. Textures du temps
3 février – 25 avril 2027
Maison européenne de la photographie, Paris
ISBN : 978-2-36511-468-4