Susan Meiselas

Nicaragua, Histoire, Mémoire

En 1978, Susan Meiselas, membre de l’agence Magnum, part au Nicaragua photographier la révolution sandiniste. À l’époque le noir et blanc est largement utilisé pour le travail documentaire, mais sur le terrain Meiselas réalise que « sans la couleur, [elle est] incapable de vraiment voir les lieux et les gens ». Travaillant sans téléobjectif afin d’être au plus près des corps et de l’action, elle saisit le quotidien des populations, les combats de rues, les guérilleros refugiés dans la montagne… La photographe tisse des liens de confiance et part dans les zones les plus reculées. Ses images témoignent de la révolte qui peu à peu gagne toutes les régions d’un pays largement méconnu de la presse occidentale. Elles montrent aussi une approche autre du photoreportage : à savoir suivre au fur et à mesure la dynamique des événements dans des cadrages serrés et en couleur. Par sa démarche, Meiselas entend rendre visible l’histoire de ces jeunes combattants – « on me sollicitait comme créatrice d’images ». Dix ans plus tard, elle retourne au Nicaragua, son célèbre livre Nicaragua June 1978 - July 1979 à la main, à la recherche des personnes qu’elle a photographiées autrefois afin d’interroger leurs souvenirs. Très vite, elle réalise l’écart entre ce qu’elle a elle-même perçu et ce que le sujet a vécu. Pour le 25e anniversaire de la révolution, en 2004, elle effectue son troisième séjour au Nicaragua, cette fois avec de grands tirages transposés sur des bâches accrochées dans l’espace public. Suivront la réalisation de vidéos. Enfin en 2018, un quatrième voyage est réalisé afin de poursuivre sa réflexion sur la façon dont les photographies impactent et influencent la mémoire collective.

Pour la première fois, cet ouvrage propose de mettre en perspective le matériau photographique développé au Nicaragua par Susan Meiselas sur quarante ans à travers de nombreux inédits. Échanges avec l’agence Magnum, diapositives couleur, publications dans la presse, pages de livres annotées, interviews filmées, installations dans la rue et muséales : les différents supports sur lesquels ses photos ont été reproduites et transmises parlent à la fois de la diffusion de l’image et de sa reproductibilité, et interrogent le statut d’icônes de certaines d’entre elles. Pour prolonger cette réflexion sur notre perception du fait historique à travers la photographie, quatre artistes contemporains – Alfredo Jaar (Chilien), Arno Fischer & Peter Voigt (Allemands), Joy Garnett (Américaine) et Gabriel Pérez Setright (Nicaraguayen) – présentent des travaux en écho avec l’œuvre de Susan Meiselas. L’ouvrage est accompagné d’un riche corpus de textes signés de figures internationales, qui recontextualisent l’œuvre singulière d’une photographe majeure de la scène contemporaine.

Nicaragua, Histoire, Mémoire
Nicaragua, Histoire, Mémoire
Nicaragua, Histoire, Mémoire
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Nicaragua, Histoire, Mémoire
Nicaragua, Histoire, Mémoire
Nicaragua, Histoire, Mémoire
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Nicaragua, Histoire, Mémoire
Nicaragua, Histoire, Mémoire
Nicaragua, Histoire, Mémoire
Nicaragua, Histoire, Mémoire
Nicaragua, Histoire, Mémoire
Nicaragua, Histoire, Mémoire
Nicaragua, Histoire, Mémoire

Susan Meiselas

Nicaragua, Histoire, Mémoire

55,00 €

En 1978, Susan Meiselas, membre de l’agence Magnum, part au Nicaragua photographier la révolution sandiniste. À l’époque le noir et blanc est largement utilisé pour le travail documentaire, mais sur le terrain Meiselas réalise que « sans la couleur, [elle est] incapable de vraiment voir les lieux et les gens ». Travaillant sans téléobjectif afin d’être au plus près des corps et de l’action, elle saisit le quotidien des populations, les combats de rues, les guérilleros refugiés dans la montagne… La photographe tisse des liens de confiance et part dans les zones les plus reculées. Ses images témoignent de la révolte qui peu à peu gagne toutes les régions d’un pays largement méconnu de la presse occidentale. Elles montrent aussi une approche autre du photoreportage : à savoir suivre au fur et à mesure la dynamique des événements dans des cadrages serrés et en couleur. Par sa démarche, Meiselas entend rendre visible l’histoire de ces jeunes combattants – « on me sollicitait comme créatrice d’images ». Dix ans plus tard, elle retourne au Nicaragua, son célèbre livre Nicaragua June 1978 - July 1979 à la main, à la recherche des personnes qu’elle a photographiées autrefois afin d’interroger leurs souvenirs. Très vite, elle réalise l’écart entre ce qu’elle a elle-même perçu et ce que le sujet a vécu. Pour le 25e anniversaire de la révolution, en 2004, elle effectue son troisième séjour au Nicaragua, cette fois avec de grands tirages transposés sur des bâches accrochées dans l’espace public. Suivront la réalisation de vidéos. Enfin en 2018, un quatrième voyage est réalisé afin de poursuivre sa réflexion sur la façon dont les photographies impactent et influencent la mémoire collective.

Pour la première fois, cet ouvrage propose de mettre en perspective le matériau photographique développé au Nicaragua par Susan Meiselas sur quarante ans à travers de nombreux inédits. Échanges avec l’agence Magnum, diapositives couleur, publications dans la presse, pages de livres annotées, interviews filmées, installations dans la rue et muséales : les différents supports sur lesquels ses photos ont été reproduites et transmises parlent à la fois de la diffusion de l’image et de sa reproductibilité, et interrogent le statut d’icônes de certaines d’entre elles. Pour prolonger cette réflexion sur notre perception du fait historique à travers la photographie, quatre artistes contemporains – Alfredo Jaar (Chilien), Arno Fischer & Peter Voigt (Allemands), Joy Garnett (Américaine) et Gabriel Pérez Setright (Nicaraguayen) – présentent des travaux en écho avec l’œuvre de Susan Meiselas. L’ouvrage est accompagné d’un riche corpus de textes signés de figures internationales, qui recontextualisent l’œuvre singulière d’une photographe majeure de la scène contemporaine.

Deux versions : française et anglaise

Broché

21,6 x 27,9 cm

256 pages

Environ 200 photographies et documents 

Photographies

Susan Meiselas

Textes

Gioconda Belli, poétesse et romancière

Carlos Fernando Chamorro, journaliste d’investigation 

Clément Chéroux, directeur de la Fondation Henri-Cartier Bresson

Kristen Lubben, directrice de Magnum Foundation, New York

Ileana L. Selejan, historienne de l’art, Edinburgh College of Art

ISBN FR : 978-2-36511-491-2

ISBN ENG : 978-2-36511-491-2

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