Né et décédé à Senigallia, où il demeurera toute sa vie, Mario Giacomelli (1925-2000) est l’une des figures majeures de la photographie italienne d’après-guerre.
Typographe de formation, il découvre le médium en 1953 et adopte très tôt un style radical : contrastes extrêmes, compositions graphiques, approche intuitive et émotionnelle. Son oeuvre, à la croisée du documentaire et de la poésie visuelle, s’articule autour de séries devenues emblématiques, "Scanno", "Verrà la morte e avrà i tuoi occhi", "La Buona Terra, Io non ho mani che mi accarezzino il volto", "Paesaggio".
Ses tirages témoignent d’un refus constant de la neutralité photographique : pour lui, l’image est un lieu d’engagement poétique, un espace où l’intime rencontre l’universel. Ses oeuvres figurent dans les collections des plus grandes institutions internationales, telles que le MoMA à New York, le Victoria & Albert Museum à Londres, le Photo Elysée à Lausanne, la Bibliothèque nationale de France à Paris.