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Thomas Hirschhorn

« Énergie oui, qualité non. » Tel est le sentiment que l’on éprouve au contact des installations que Thomas Hirschhorn réalise depuis le début des années 1980, submergé par le flux d’informations qu’elles véhiculent. Mises en œuvre à partir de matériaux pauvres, elles offrent une saturation d’images provenant de divers médias – presse, télévision, cinéma –, et de textes, de l’artiste lui-même ou d’intellectuels engagés, dont il revendique l’héritage : Bataille, Deleuze, Nietzsche...

Créateur engagé, il se présente lui-même, dans une rhétorique très nietzschéenne, comme « un guerrier » et conçoit son travail comme une lutte, une affirmation que doit incarner l’art. Cet état d’esprit s’applique à tous les domaines : citoyen suisse, il déclare, en 2004, qu’il refusera d’exposer dans son pays natal tant qu’un élu d’extrême droite siègerait au gouvernement.

Son travail est tout entier imprégné de considérations sociales et politiques ; c’est ainsi qu’il utilise parfois l’espace public et recourt à la participation de la population locale, animé d’une foi dans « la force transformatrice de l’art ». Deleuze Monument (2000), Bataille Monument (2002) ou encore le Musée Précaire Albinet (2004) furent ainsi installés au cœur de cités urbaines.

Thomas Hirschhorn a reçu de nombreux prix, parmi lesquels le prix Marcel Duchamp (2000) et le prix de la Fondation Beuys (2004).

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