© Marco Jeanson

Rudy Ricciotti

« Sous la tartarinade de ce faux rigolo de Marseille-Pagnol, on découvre une profondeur, une gravité », dit de lui l’architecte Claude Parent. Contre ce qu’il nomme « la névrose conceptuelle », « la barbarie minimaliste », Rudy Ricciotti entend renoncer aux apories formelles d’une néo-modernité devenue académique, qui rend les constructions tout aussi impersonnelles. En cela, il se revendique réactionnaire et maniériste. Loin de la standardisation qu’il dénonce, ses réalisations varient selon la nature du projet. Ainsi, le Stadium de Vitrolles (1994) est une sorte de bunker suburbain en béton noir, qui se dresse, monolithe isolé, au cœur du paysage provençal. À l’inverse, le musée Cocteau (2007) est un bâtiment très bas (six mètres de haut) et offre une architecture ciselée, tout en courbes – référence au trait délié des dessins de Cocteau —, qui se fond dans le tissu urbain de Menton. Quant au Pavillon Noir (1999) d’Aix-en-Provence, autre édifice célèbre de l’architecte, il accueille au sein d’un radical monolithe en béton ajouré le Ballet Preljocaj.

Né en 1952 en Algérie, Rudy Ricciotti commence par étudier à l’école d’ingénieurs de Genève, dont il sort diplômé en 1974, puis il passe à l’architecture et entre à l’École nationale supérieure de Marseille. Architecte de renom, il a reçu le Grand Prix national d’architecture. Il mène également une activité d’éditeur et préside les éditions Al Dante depuis 2007.

 

http://www.rudyricciotti.com

A publié aux éditions xavier barral :

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